Print Friendly, PDF & Email
[av_post_meta]

On est toujours surpris par Woody Allen, déçus parfois, émus souvent, mais avec Café Society qui a ouvert le Festival de Cannes, le réalisateur-clarinettiste signe un petit bijou d’élégance et de nostalgie.

Dans les Etats-Unis des années 30, on suit les désillusions amoureuses d’un jeune juif du Bronx parti tenter sa chance à Hollywood auprès de son oncle agent de stars. Un chassé-croisé sentimental entre New York et Beverly Hills avec toujours en filigrane des questions existentielles, cette fois-ci sur le sens de la vie et sur la mort.

La qualité de l’image particulièrement soignée, dorée et lumineuse, la magnifique reconstitution des décors et costumes de l’âge d’or hollywoodien, l’irrésistible bande-son jazzy, la voix-off du réalisateur en personne, rendent avec élégance et harmonie une ambiance glamour et nostalgique. Mais il ne faut pas oublier les acteurs, avec notamment le héros romantique et gauche Jesse Eisenberg (le Mark Zuckerberg de Social Network) parfait sosie de Woody Allen mais sans les tics, et son amoureuse Kristen Stewart (Twilight, Sils Maria) belle, élégante et surtout surprenante dans un rôle où on ne l’attendait pas.

Dommage que Café Society n’ait pas été en compétition à Cannes, Woody Allen aurait mérité une Palme d’Or.