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La femme au tableau

A la mort de sa soeur, Maria Altman retrouve parmi ses affaires, une simple carte postale représentant l’une des toiles les plus célèbres de Gustav Klimt : le portrait d’Adèle Bloch-Bauer. Les réminiscences du passé réveillent sa mémoire endormie : le modèle n’est autre que sa tante… 

S’engage alors pour cette septuagénaire, une quête émouvante et digne, visant la restitution des oeuvres volées à sa famille par les nazis en Autriche, lors de la seconde guerre mondiale.

Epaulée par un jeune avocat, Randy Schoenberg, motivé par l’appât du gain en première intention, puis infiniment touché par la justesse de ce combat, ils enquêtent ensemble et reconstituent la chronologie des événements. Grâce aux souvenirs de Maria et l’aide d’un journaliste autrichien, ils oeuvrent ainsi pour l’accomplissement de la justice.

Helen Mirren, en vieille dame porteuse du devoir de mémoire, même tardif, est toujours aussi sobre et Ryan Reynolds, malmené par ses émotions en se reconnectant à ses origines juives, prend de l’épaisseur. Ils forment un duo improbable et c’est peut-être cette incongruité qui fait l’originalité du couple à l’écran.

Woman in Gold ou la Femme au Tableau, une histoire vraie, dont le dénouement en janvier 2006 montre s’il en est besoin, la ténacité nécessaire pour obtenir justice de ce pillage perpétré il y a plus d’un demi-siècle.

Véronique Baligan-Bertrand, juillet 2015