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La Terre qui penche

La rentrée littéraire a ceci d’alléchant qu’elle démarre en offrant des prix.

A l’heure où les élèves découvrent à quelle sauce ils vont être mangés, les écrivains sont félicités et récompensés.

Quelle ambiance ! Les éditeurs placent leurs poulains sur la ligne de départ, les jurés délibèrent dans le plus grand secret, les critiques et les journalistes jouent aux devinettes, le suspens s’installe… Et chacun peut confier ses coups de cœur.

La lecture du dernier roman de Carole Martinez a été pour moi, un moment de bonheur : tissée de poésie et de merveilleux à la manière d’un conte, rythmée par un style original, une écriture sans concessions, cruelle parfois, voici l’histoire de Blanche, une enfant née au XIVème siècle, et promise à Aymon, un innocent magnifique, à peine plus âgé qu’elle.

Au début du récit, Blanche a 12 ans, elle est déjà morte. C’est sa vie si brève et son cocon de mystères, que vont chanter à deux voix, la petite fille qu’elle fut et la vieille âme qu’elle est devenue.

Autour de Blanche et d’Aymon, vivent d’autres personnages, ancrés dans la réalité ou bien volant dans le monde des rêves. Tous pourtant sont en quête de l’Amour qui fait vivre et chasse le désespoir et la mort.

Une très belle œuvre qui mérite à mon sens, une couronne de lauriers !

Editions Gallimard, 2015

Dominique de Margerie, septembre 2015.