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La La Land, sorti cette semaine sur nos écrans, vole vers le succès, primé 7 fois aux Golden Globes, nommé 14 fois aux Oscars, les critiques sont quasi-unanimes et rivalisent de superlatifs pour cette comédie musicale colorée et aérienne, hommage à l’âge d’or hollywoodien. Mais un tel engouement est-il justifié ?

La La Land, du réalisateur franco-américain Damien Chazelle (3 oscars pour Whiplash en 2015), possède certes tous les ingrédients du succès : une histoire d’amour romanesque voire un peu bluette surfant sur la nostalgie en cultivant les références et les clins d’œil aux années 50 et aux Demoiselles de Rochefort, un casting hollywoodien avec Emma Stone (l’ex-petite amie de Spider-Man) et l’élégant canadien Ryan Gosling, une bande-son jazzy rythmée, poétique et romantique, un travail image esthétique et cadré qui fait parfois penser à Woody Allen, la cité des anges si photogénique pour décor, enfin et surtout de la danse avec des ballets et les duos de nos 2 stars chantés et dansés.

Pourtant La La Land manque du rythme qui aurait pu faire de ce film un bijou de poésie et de grâce, de vraies longueurs et une fin alternative déconcertante, qui nous laissent indifférents à cette fable mélancolique et désenchantée sur les amours qui se défont à Hollywood.

Dommage, à la lecture des critiques on espérait un chef d’oeuvre d’émotion et de magie, reste un simple feel-good movie qui nous éloigne pendant 128 minutes de la grisaille du stratus et c’est déjà bien!

Synopsis : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia  (Emma Stone) sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian (Ryan Gosling), passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?