Print Friendly, PDF & Email

Un professeur d’histoire (remarquable Ariane Ascaride) d’un lycée de banlieue parisienne, va changer le destin des élèves  d’une classe de seconde “difficile”

en les faisant participer au Concours National de la Résistance et de la Déportation sur le thème “les enfants et les adolescents dans l’univers concentrationnaire nazi”. Ce film n’est pas une énième histoire de banlieue, ni de religion, mais parle de la mission et de la responsabilité des enseignants de transmettre un héritage culturel à des élèves:  “Il y a un monde de l’autre côté du périph, ouvrez vos yeux, ouvrez-vous aux autres!” leur dit-elleUn hommage à la pédagogie de projet, au travail de groupe, à l’exigence dans la transmission, dispensés par des professeurs passionnés.

Un film qui sonne juste, sans doute parce qu’il est inspiré de l’histoire vraie d’Ahmed Dramé qui cosigne le scénario et interprète son propre rôle (à suivre car il est nominé dans la catégorie Révélations aux César 2015), mais aussi grâce au talent de sa réalisatrice Marie-Castille Mention-Shaar qui a su éviter les clichés, laisser cours à l’improvisation des élèves (pas tous des comédiens), filmer avec finesse sans dramaturgie excessive et montrer une école positive et passionnée, “Je suis fière de vous” dit le professeur à la fin du film.

C’est aussi un film d’émotion avec une scène magnifique où deux générations se font écho: la lecture du Serment de Buchenwald par un ancien déporté, devant tous les élèves vous tirera peut-être comme à moi, des larmes.

Un film dans la veine de celui de Laurent Cantet “Entre les murs”, plein d’espoir, qui réveille les consciences, à voir absolument avec ses enfants quel que soit leur âge !

Sophie Durouchoux, décembre 2014

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.