Pascale Rousseau – Septembre 2020

C’est sous forme de récit épistolaire que Cécile Pivot nous livre son quatrième roman. Les lettres d’Esther édité chez Calmann-Lévy nous plonge avec une grande humanité dans le destin de cinq personnages hors du commun.

Comédienne, Pascale a deux passions : la lecture et la scène.  Elle arpente pour son plus grand plaisir tous les théâtres de Genève et ses environs, toujours prête à partager avec vous ses coups de coeur littéraires.

Parlons-en…

Esther est libraire dans le nord de la France. Elle a toujours correspondu par lettres avec son père mais après le décès brutal de celui-ci, elle décide d’ouvrir un atelier d’écriture épistolaire. Elle passe une petite annonce dans le journal et cinq personnes répondent : Samuel, un jeune adolescent en désaccord avec ses parents suite au décès de son frère ; Jeanne, 70 ans, qui vit dans sa chère campagne et qui lutte à sa façon contre les dérives de la société ; Jean, un businessman désabusé et blasé qui ne trouve plus de sens à sa vie ; un couple en détresse, Juliette et Nicolas.

Tous ont des raisons bien personnelles d’entretenir ces correspondances. Cet atelier ira  bien plus loin que d’apprendre à écrire et de faire des exercices de style. Au fil des lettres, les coeurs s’épanchent, les liens se nouent, les peurs se livrent et les chagrins s’estompent.

Chaque participant trouvera en ces correspondances une jolie leçon de vie et se verra véritablement transformé pour un futur qui a du sens.

La lectrice que je suis a été séduite par la plume de l’auteur.

Cécile Pivot a un don pour sculpter la personnalité de chaque personnage avec une extrême tendresse et une grande sensibilité sans jamais tomber dans la sensiblerie. Elle décortique avec beaucoup de talent leur psychologie et nous les fait aimer avec une tendresse absolue. Elle a su avec délicatesse mettre des mots sur les maux.

En tant que lecteur, on est happé comme dans un tourbillon par la tourmente des personnages.

Selon Cécile Pivot, en écrivant une lettre, on a un rapport au temps qui est différent. On dit les choses autrement, on prend le temps de réfléchir aux mots employés, on prend de la distance. Et vous, avez-vous comme Cécile Pivot la nostalgie de cette époque ?

Seriez-vous prêt(e) à vous inscrire dans un atelier d’écriture?

Nul besoin de vouloir devenir écrivain pour participer à un atelier d’écriture. Chaque séance vous permet d’explorer, d’expérimenter, de jouer avec les mots, d’enrichir votre vocabulaire, de stimuler votre imagination.

Lors d’un atelier chacun se dépasse, met ses craintes de côté et se libère. La confiance en soi est souvent retrouvée, entraînant une source de bien-être.

Si vous êtes à la recherche de votre créativité, faites comme les personnages du roman épistolaire de Cécile Pivot, inscrivez-vous à un atelier d’écriture. Il y en sûrement un tout près de chez vous. Laissez-vous tenter !

L’auteure en quelques mots

*Cécile Pivot a commencé sa carrière en tant que journaliste, puis rédactrice en chef du magazine Maison Française.

* Elle s’est mise à l’écriture en 2017 avec son premier livre “Comme d’habitude” (Calmann-Lévy) qui relate sa vie et le parcours de son fils Antoine, autiste.

* En 2018, elle publie avec son père Bernard Pivot, “Lire!” où ils échangent leurs différentes manières de lire et leurs usages bien personnels des livres.

* Elle enchaîne en 2019 avec “Battements de coeur”, histoire dans laquelle  un couple diamétralement opposé va s’aimer et se déchirer.