Print Friendly, PDF & Email

lecture-carlottaPour mieux comprendre les arts musulmans,

lisez le magnifique roman de Orhan Pamuk, “Mon nom est rouge”, prix du meilleur livre étranger en 2002.La représentation de la figure humaine est interdite par l’Islam. Ce thème est au cœur du roman, qui se passe en 1591 à Istanbul. Le sultan, Murad III, a commandé à un célèbre atelier un manuscrit enluminé pour célébrer le millénaire de l’hégire ( la conquête de la Mecque par Mahomet). Mais la rumeur court, que pour la première fois en terre d’Islam, le Sultan désire que les miniaturistes s’inspirent de la technique européenne du portrait et de la perspective et, hérésie absolue, peignent son propre visage. Sur fond d’enquête policière (un des miniaturistes est assassiné) et d’une très belle histoire d’amour, l’auteur décrit l’affrontement entre les tenants de la tradition ottomane et l’engouement de la cour pour l’école vénitienne (la plus réputée de l’époque pour le portrait) et donc pour l’occident chrétien. A travers des débats passionnants (artistiques mais également philosophiques), Pamuk nous donne les lignes essentielles permettant de saisir les caractéristiques fondamentales de l’Art islamique à cette époque.

Presque 800 pages… Mais haletant et magnifique !

  • Prix Nobel de littérature en 2006

monnomestrouge