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 paradise-lost

Colombie, début des années 90. Nick, jeune canadien naïf, rejoint son frère. Ils pensent avoir trouvé le paradis

dans ce pays aux plages paradisiaques, aux filles superbes. Mais Nick rencontre par hasard Maria, la nièce de Pablo Escobar, chef du cartel de Medellin, dont il tombe très amoureux. Il entre alors dans la famille et entretient des relations privilégiées avec le patriarche, débonnaire et bienfaiteur pour son entourage…

Mais Escobar, rattrapé par la justice de son pays, se dévoile et commence alors pour Nick un voyage halluciné au pays de l’arbitraire et de la violence.

Andrea Stefano analyse d’une façon fine et émouvante à travers le regard de Nick, à la fois témoin et acteur du drame, la vie de ce baron de la drogue sud américain, personnage à multiples facettes, suscitant un enthousiasme confinant au délire mais aussi une peur irrépressible et presque aussi puissant que les plus hautes personnalités politiques de son pays.

Bien qu’un peu convenu au début et avec des ficelles parfois trop visibles le film est très bon. L’histoire devient un véritable thriller. Grâce au jeu des acteurs et au scénario, on plonge à la suite de Nick, occidental perdu par l’amour et par un manque de clairvoyance, dans cet univers qui a basculé vers la folie. On s’attache à ce personnage, entré dans un monde dont il ne comprend aucun code.

Avec Benicio del Toro, Josh Hutcherson, Claudia Traisac…

 

Laurence Stephan, novembre 2014