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Voici une sélection non exhaustive de ce que proposent quelques théâtres genevois.

Allez voir aussi sur les sites respectifs des théâtres pour plus d’info !

Bons spectacles à tous !
Isabelle Stroun, Fondatrice du Salon d’études culturelles

Les cours 2018/2019 ➦  https://www.open-world.ch/lesalon/

Théâtre Saint Gervais, Genève

Sandrine Kuster,qui prend la tête de St Gervais, nous fera découvrir des noms qu’on connait peu, mélangés à des têtes d’affiches. Pas mal de comédiens seuls en scène, des collectifs aussi, beaucoup de performances. 27 spectacles en tout !!! Au vu de ce nombre, je me propose ici de vous présenter la première partie de la saison, de septembre à décembre.

7-8 septembre, on découvrira Laetitia Dösch, seule en scène avec un spectacle qui a déjà pas mal tourné, au titre évolutif selon l’endroit. Pour nous, ce sera donc Laetitia fait péter Genève. Evoquant les sujets qui fâchent, le spectacle s’appuie sur des observations peu politiquement correctes ! A ne pas manquer aussi, dans le cadre de la Bâtie, on la retrouva dans HATE (nue avec son cheval), performance qui brode autour de l’imaginaire qui s’est développé à propos de la femme et du cheval. Ne pas oublier dans le cadre du festival de la Bâtie encore, Conférence de choses, le 3 septembre, de la 2b Company : drôle, stupide, la figure du conférencier, est, parait-il, hilarante et parle sans discontinuer, jusqu’à ce qu’un minuteur retentisse, à 53 minutes 33 ! On pourra d’ailleurs voir les autres conférences (au nombre de 3) pendant les jours suivants dans différents lieux de la ville (Bernex, salle des Eaux-vives, théâtre de l’Orangerie etc. ou encore l’intégrale au théâtre Pitoëff)

L’Effet de Serge, une pièce de Philippe Quesne, déjà acclamée dans plus de 30 pays, est à découvrir fin septembre. Des groupes d’humains, dépassés par les grands problèmes du monde, se réunissent pour bricoler des solutions à leur échelle. Le merveilleux et la satire se mélangent. Rebota rebota y en tu cara explota, un spectacle conçu et mis en scène par Agnés Mateus et Quim Tarrida est à découvrir les 27 et 28 septembre. Très forte, la pièce parle des femmes tuées par leurs maris, partenaires, amants, pères etc…

2-3 octobre, découvrez Benny Claessens dans Hello Useless, sur l’essence d’un artiste, dans sa performance qui combine à la perfection tous les genres (danse, chant, jeu, blagues) et dont on dit qu’elle est jubilatoire.

Les 6-7 octobre, All can be softer de Renée Van Trier, performance qui allie musique et théâtre et qui semble très novatrice et prometteuse. Enfin, Titre à jamais provisoire, une pièce conçue et mise en scène par Guillaume Béguin qui se penche sur les capacités de l’homme à se métamorphoser en explorant le rapport entre lui et les autres êtres de la terre. Après trois spectacles qui s’intéressaient aux origines de l’humanité, le metteur en scène fait naître un monde dans lequel les femmes et les hommes, dans un futur plus ou moins lointain, mutent très facilement et rapidement et parfois même sans s’en rendre compte.

22-25 novembre, le performateur, acteur, réalisateur Philippe Hayes et sa partenaire sur scène Nada Gambier présentent These are my principles… if you don’t like them, i have others (phrase de Groucho Marx). Dans une conversation décalée, Phil Hayes et Nada Gambier provoquent le spectateur pour qu’il se demande pourquoi et comment ses choix varient, et le poussent à douter de ce qu’il pense (spectacle en anglais de base).

Enfin, 13-15 décembre, dans un savant mélange de répertoire baroque, de chants traditionnels et de tubes de discothèque , Jonathan Capdevielle emmène le spectateur vers le souvenir de ses angoisses d’adolescent. Interprète fétiche de Gisèle Vienne, danseur, comédien, chanteur, ventriloque , celui qu’on appelle le « juke-box vivant » présente dans Adishatz/Adieu des pans d’un journal intime. Nous nous arrêtons ici pour cette première partie de saison à St Gervais et vous introduirons à la deuxième partie au mois de décembre !

La Comédie, Genève

Nouvelle direction également à la Comédie, le duo Natacha Koutchoumov et Denis Maillefer. Ce sont seize spectacles qui nous attendent, nous n’en nommerons que quelques-uns.

Le duo nous propose des réécritures de textes majeurs. Ainsi Mlle Julie de Strinberg : Julie’s Party, cinq spectacles inspirés par Mademoiselle Julie d’August Strindberg à découvrir à la Comédie de Genève du 11 au 30 septembre. Qui serait Julie en 2018? Comment parler du désir, de l’amour, aujourd’hui au milieu de procès et du mouvement Mee Too ? Les deux nouveaux co-directeurs de la Comédie ont appelé Luk Perceval, Tiago Rodrigues, Pascal Rambert, Christiane Jatahy, tg STAN et Amir Reza Koohestani pour raconter Julie aujourd’hui.

Mourir, dormir, rêver peut-être, une pièce écrite et mise en scène par Denis Maillefer, du 9 au 21 octobre, qui a travaillé dans une entreprise de pompes funèbres : un texte certes sur la mort mais qui nous donne envie de vivre.

What if They Went to Moscow un spectacle et un film de Christiane Jatahy d’après Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov à découvrir à la Comédie de Genève et au Cinéma Cinerama Empire à Genève du 29 octobre au 3 novembre. Pour le début de 2019, du 17 au 28 janvier, nous signalons Les trois sœurs de Tchekov en langage des signes russe, surtitré en français et en anglais, par une troupe russe, dirigée par Timofei Kouliabine.

Autre réécriture : La Folie Lear, une pièce mise en scène par Serge Martin et Christian Geffroy Schlittler du 13 novembre au 1er décembre.

Il faut aussi absolument voir les deux pièces de Lars Von Trier, Le royaume du 22 au 6 février, déconstruction des codes des séries médicales, et The Direktor, géniale comédie dans une entreprise 8 au 16 février.

Ne pas manquer également les 2 pièces proposées par le TgSTAN, la troupe belge : Infidèles, d’après Ingmar Bergman 3 au 6 avril 2019 et Sa façon de mourir, une réécriture de Anna Karénine par Tiago Rodrigues, metteur en scène portugais (qu’on a pu découvrir l’an dernier au Forum Meyrin) du 9 au 12 avril.

Théâtre Forum, Meyrin

Un immense choix ! Nous signalons seulement :

Le triomphe de l’amour de Marivaux, mis en scène par Denis Podalydès les 30 et 31 octobre.

Un conte pour enfants de Tiago Rodrigues Tristesse et joie dans la vie des girafes, le 13 novembre.

Funérailles d’hiver de Hanok Levin, le 28 novembre.

Nous les héros de Jean-Luc Lagarce, le 4 décembre, un auteur de la fin du XXème à découvrir.

Bouvard et Pécuchet, d’après le roman de Flaubert les 30 et 31 janvier.

Sopro de Tiago Rodrigues qui a fait un carton à Avignon il y a 2 ans, 28 février et 1 mars.

Théâtre Alchimic, Carouge

Du 27 novembre au 17 décembre. Il faut aller voir La Cantatrice Chauve de Ionesco, dans une mise en scène originale de Cyril Kaiser, dont on a pu voir le merveilleux travail dans l’Ours de Tchekov l’an dernier. Ici aussi il reprendra le concept des acteurs doublés de marionnettes.

On relèvera aussi Christina, the Girl King , à propos de la reine de Suède du 5 au 24 mars.

La mère, farce noire, du 7 au 26 mai de Florian Zeller, mise en scène Pietro Musillo. Cette pièce (nomination aux Molières en 2011) fait partie de la trilogie avec Le Père (Molière de la meilleure pièce en 2014) et Le Fils créé en 2018. Florian Zeller est devenu un auteur de théâtre reconnu, selon L’Express, « le meilleur dramaturge français, avec Yasmina Reza ».

Théâtre de Carouge

Si vous n’avez jamais encore eu la chance d’assister à un spectacle du Théâtre du Soleil, courez à Lausanne voir Une chambre en Inde, la dernière création de la troupe de Ariane Mnouchkine, du 24 octobre au 18 novembre 2018, Au Palais de Beaulieu. Cette invitation est faite en collaboration avec le Théâtre Forum de Meyrin qui organisent ensemble le déplacement pour leurs abonnés. Réservations pour les non-abonnés  :+41 21 625 84 29.

C’est toujours un bonheur d’entendre du Molière : Alain Françon mettra en scène Le Misanthrope du 9/01 au 8/02.

Plus tard dans la saison, vous pourrez voir ou revoir Amour et Psyché, une adaptation formidablement créative de la pièce de Molière par Omar Porras (30/04-17/05).

Du 26/03 au 14/04, ne pas manquer Je suis invisible, une réécriture du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare par le brillant metteur en scène britannique Dan Jemmett.