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Décembre 1602. La famille Bovier vit à Chancy depuis quatre générations. Ils sont charrons et se rendent régulièrement à Genève à l’occasion du marché. Cet hiver-là, le fils Joseph y remarque une jeune fille Marianne qui habite en dessous du village de Malagny. Mais les tensions montent à la frontière…

Ecrit par Henri Gautschi, jeune retraité passionné d’histoire qui vit à Chancy, ce petit livre a comme objectif de nous plonger dans l’hiver 1602 et le quotidien de ses habitants, tiraillés entre la jeune république, les exigences du duc de Savoie et la crainte des mercenaires. Il donne ainsi la voix au jeune Jean, à l’innocente Marianne, à la tenancière Chlotilde ou au père, afin de lire l’histoire avec un angle complémentaire. Si on se perd parfois dans un récit sans chronologie claire, le livre a le mérite d’être bien documenté, bien écrit et de nous donner une connaissance de l’époque qui se complètera très bien avec la parade de l’escalade organisée par la compagnie 1602.

A offrir avec une marmite bien garnie.

Morceaux choisis :

Nous venons d’une ferme isolée en dessous du village de Malagny. Pour nous rendre à Genève, nous devons être très prudents. Le duc de Savoie a décrété une interdiction de fournir de la nourriture à cette cité. Ses gardes sillonnent les chemins et jettent en prison les contrevenants qui devront payer de lourdes amendes pour être libérés. C’est pourquoi, nous sommes plus en sécurité en évitant de passer par Saint-Julien.

(« La nuit la plus longue – Au temps de l’Escalade » de Henri Gautschi, 240 pages, Editions Encre Fraîche)