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Wakeboard lac léman

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Changer son regard sur le Wakeboard… C’est ce que nous propose Karin Buchet, directrice du centre Wakeup, école de Wakeboard qu’elle a créée il y a 17 ans. Cette genevoise a commencé le ski à 6 ans et s’est ensuite spécialisée dans le saut en compétition avant d’évoluer vers les sports de glisse. Le Wakeboard, elle connaît bien et souhaite modifier la perception qu’on peut en avoir : si elle reconnait que ce sport reste encore un peu cher, elle pense sincèrement qu’il est à la portée de tous car il est « fun, freestyle et accessible ».

C’est pourquoi, elle invite tous les frileux à venir essayer… Au-delà de l’aspect ludique, le Wakeboard est un bon moyen d’acquérir de la confiance en soi. On apprend à garder son équilibre sur la planche par une bonne posture : le dos droit, le bassin bien en avant, avec appui sur la jambe droite… Le Wakeboard tonifie énormément mais pour pratiquer, personne n’a besoin d’être un grand sportif.

“Etonner et donner confiance aux gens”  est donc le leitmotiv de Karin. Pas d’esprit de compétition ni de performance mais juste l’envie de profiter.

Pourquoi est-ce que le Wakeboard serait un des sports de glisse les plus accessibles ? « Parce qu’on évolue sur un plan d’eau plat avec un matériel adapté pour avoir une bonne surface portante et avec un pilote qui est un pro » me répond Karin qui rajoute : « avec un bon coaching, on sort la personne de l’eau tout en douceur, très lentement, ce qui lui permet tranquillement de se lever et de trouver son équilibre… »

Pas besoin donc d’avoir pratiqué un sport latéral avant ! On sort de l’eau du premier coup… Et on a ainsi tout de suite du plaisir : celui de l’autosatisfaction et de la glisse mélangée.

Il n’y a d’ailleurs pas d’âge pour pratiquer : son plus jeune élève a 3 ans et le plus âgé, 74 ans.

Alors chiche, je tente ?

“C’est un sport tout en douceur. Si tu forces, tu n’arrives à rien” me rappelle Karin pendant qu’à l’arrière du bateau, elle m’aide à glisser mes pieds dans les chausses. En combinaison intégrale avec un gilet de sauvetage, je ne risque pas d’avoir froid et je me mets à l’eau sans appréhension. J’applique ses indications et me positionne face au bateau, je plie mes jambes, je saisis le palonnier, je regarde mes camarades assis à l’arrière… et j’attends. Le bateau démarre lentement, je me laisse guider, la corde se tend, je me redresse… et je glisse sur l’eau. Réussite dès la première fois !

Bien sûr, je vais ensuite lâcher trois fois le palonnier et tomber dans l’eau la tête la première en voulant mal me diriger… Mais sans panique car je flotte immédiatement et le bateau me rejoint tout de suite. C’est même amusant d’être ainsi portée par l’eau sans effort et de me rapprocher de la corde avec de simples mouvements de mains !

Karin me conseille et la troisième glisse est la meilleure : le dos droit, en jouant avec mon pied droit sur lequel je m’appuie, j’arrive à oser timidement des zigzags… “La prochaine fois, tu sautes” me crie Karin, très fière de son élève !

La session dure 1 heure mais le temps de glisse en tant que tel ne dépasse pas les 15 minutes car c’est exigeant. Ainsi, ce temps accordé permet de se rendre sur les zones du lac où la surface de l’eau est la plus plate. Et puis, quel plaisir d’être sur l’eau et de voir Genève d’un autre angle…

“Les filles sont meilleures au démarrage que les garçons car elles ne sont pas dans la puissance” m’explique Tiffanie, 20 ans, qui pratique depuis 5 ans et partage la séance également avec Lara, 15 ans. “Vous verrez, vous aurez des courbatures demain” me prévient-elle gentiment. “Surtout aux bras”. Je ricane, moi qui cours deux fois par semaine et fais du Pilates. Mais c’est vrai : le lendemain, les avant-bras me font mal et je sens des muscles insoupçonnés au niveau des fessiers…

En tous cas, c’est décidé : la prochaine fois, j’organise un essai en famille avec mon mari et mes 3 filles !

Petit lexique à l’usage des non-initiés:

Le Wakeboard est comparable à un snowboard derrière un bateau. Les pieds sont attachés mais sans danger car si on tombe, on déchausse.

Le Wakestate se pratique avec une planche qui s’apparente à un skateboard sans les chaussures. Donc, on n’est pas tenu.

Le Wakesurf nécessite une planche de surf. Les bateaux sont conçus avec des ballastes qui modifient leur assiette et créent ainsi une vague assez longue et haute pour pouvoir la surfer. C’est un sport intéressant car il permet à tout le monde de découvrir la sensation du surf. On démarre comme en wakeboard, et on lâche ensuite le palonnier pour ne plus être tracté et surfer sur la vague.

Attention : Ne pas confondre l’école de Wakeboard de Karin Buchet avec le Wakeboard center qui se trouve collé à Genève plage.

Embarquement : Sur un ponton au niveau de la maison royale, entre baby-plage et les corsaires.

tel : 41 (0)79 202 41 61

www.wake-up.ch