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Qui ne connaît pas le chef étoilé et Meilleur Ouvrier de France, Claude Legras, aux fourneaux du restaurant gastronomique Le Floris… Rencontre avec Inès, sa femme, au coeur de son succès et de sa créativité!

Ombre et lumière… Une hyper positive !

Inès Legras, c’est un tout un roman, une belle histoire, une énergie communicative, un mental de sportive de haut niveau qui, avec sa fougue, son enthousiasme, vous donne envie de sourire à la vie !

Inès est née en Normandie à Cabourg, sur la table de la cuisine… Un signe du destin !  Fille d’immigrés italiens, elle est élevée jusqu’à l’âge de 10 ans par sa grand-mère, son mentor, très aimante, une vraie « Mama », qui  donne à Inès sa force de caractère et le goût des petits plats mijotés.

Elle aurait pu devenir médecin après avoir débuté ce cursus, mais avec un père cuisinier, elle se retrouve sur les bancs d’une école hôtelière à Paris. Elle aurait pu apprendre l’allemand, mais elle préfère le portugais, bien lui en a pris puisqu’ à 20 ans, elle part ainsi, pendant un an en stage au Rio Othon Palace Hôtel à Rio de Janeiro.

C’est à son retour, sur un rock endiablé qu’elle fait la rencontre de celui qu’elle accompagne au quotidien : Claude. Le début d’une belle histoire qui dure depuis 36 ans et l’engouement pour le rock tout autant. Inès avait pourtant toujours déclaré qu’elle n’épouserait jamais un cuisinier ! On ne doit jamais dire jamais…

Claude Legras trouve aux côtés d’Inès, son « coach », son soutien infaillible, celle qui lui amène un œil critique mais bénéfique, un regard extérieur qui mène au succès et aux 2 étoiles Michelin.

En 1987, naissance de Floriane et en 1991 de leur fils Loris, l’année ou Claude devient Meilleur Ouvrier de France… Deux beaux cadeaux ! En 1997, les prénoms des enfants donnent naissance au restaurant gastronomique le« Floris », le nouveau « bébé » de la famille !

BTL : Comment concilier famille et femme de grand chef ?

Inès : Avec un choix au départ, celui d’élever mes enfants et pendant 18 ans, c’est ce que j’ai fait, leur donner l’amour que ma grand-mère m’avait donné, je suis devenue et je reste une « vraie Mama ». D’ailleurs, je suis très proche des 23 personnes environ aujourd’hui qui constituent notre équipe puisqu’ils m’appellent « Maman Inès ». Pour la petite histoire aussi, on appelle mon mari « chef Papa ». Comme quoi, on peut être exigeant, avoir de la rigueur et être aimés et respectés par ceux qui nous entourent.

BTL : Aujourd’hui, plus présente ? 

Inès : Oui, je suis là tous les matins à 7h30, mon plaisir, c’est d’arriver tôt, de prendre le café avec Nelly, ma lingère depuis 15 ans, on refait le monde et parfois, je mets la main « à la pâte », comme l’an passé, par exemple où je me suis équipée avec une tenue de cuisine et j’ai pris la « cassolerie » en mains en l’absence de mon plongeur. Terme de cuisine, qui désigne ces grosses marmites qu’il faut récurer ! Je l’ai fait au pied levé pour montrer que quand il le faut, on est là, c’est ça l’esprit d’équipe !

BTL : Le CAFE F. votre nouveau « bébé » ?

Inès : C’est le dernier « bébé » de la famille Legras. F. for « Food », Fusion,  Famille. J’ai pris en main la décoration, l’agencement, fait seule le décapage du bar, pour lui donner une seconde vie. J’aime la décoration, donner une âme… Je prévois aussi un coin « lounge » en fin de semaine pour que l’on puisse simplement prendre un verre entre amis autour de quelques « grignotages ».

F for fusion1

BTL : Le dimanche et lundi, repos ?

Inès : Repos et rituel. Je chausse mes baskets dès 7h le dimanche pour aller chercher viennoiseries et journaux pour Claude qui a besoin de décompresser et moi, je pars courir : 10 km de bonheur où je me ressource, apprécie le bonheur de la vie et remercie d’avoir en moi cette force incroyable qui me porte. Je vous l’ai déjà dit,  je suis une hyper active et une hyper positive… L’an passé, j’ai participé à la Vivicittà de Genève, 12 km. Heureusement, mes enfants étaient là, à la fin pour m’encourager. Ensuite selon le temps, on va se promener ensemble ou on part au chalet dans la vallée d’Abondance avec un autre rituel celui de réunir nos grands enfants pour un apéro dinatoire le soir et « refaire le monde » ensemble. Les enfants, c’est aussi notre énergie.

BTL : Vous cuisinez à la maison ? Des spécialités ?

Inès : Mais oui, ça m’arrive, élevée par une grand-mère italienne, il serait difficile de ne pas aimer cuisiner et manger. Alors j’ai gardé de son savoir, entre autres, la recette du Lapin à la tomate, du Sauté de veau Marengo avec la polenta et je sais très bien faire les pizzas.

BTL : S’il vous arrive de vous évader dans la région, une adresse ?

Inès : Sans conteste, pour l’accueil, le cadre et aussi bien sûr la table, l’hôtel et le restaurant, Les Cornettes qui appartiennent à la famille Trincaz à la Chapelle d’ Abondance. Là-bas, on fait le plein d’énergie et de bonne humeur. A Genève, on va parfois au Thaï rue Neuve-du-Molard, une référence en matière de cuisine thaïlandaise.

BTL : Une phrase, un souvenir pour vous définir ?

Inès : Une phrase qui est mon moteur au quotidien : « Le bonheur, c’est l’instant présent, tout le monde peut être heureux ». Un souvenir qui m’a beaucoup touché, le livre que mon maître d’hôtel Mikaël a tenu à m’ offrir pour son départ après 12 ans  passés à nos côtés : «  La puissance de la joie » de Frédéric Lenoir. Un beau cadeau et un bel hommage !

Après cette interview, nous sommes allées demander à Claude Legras de nous parler d’Inès :

Ines et son mari

CL : C’est mon équilibre, elle me protège et m’a appris à faire confiance. Elle me permet de créer dans la tranquillité. C’est aussi mon moteur, ce n’est pas pour rien si on la surnomme aussi « CAT » diminutif de Caterpillar, elle a une incroyable énergie !

Hélène Vibourel, janvier 2016

Le Floris & Café F 

Route d’Hermance, 287

1247 Anières, Suisse

tel: +41 (0)22 751 20 20

Fermé dimanche et lundi

www.lefloris.com