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Virginie Hours – septembre 2017

Valérie Mauriac... déballe tout vraiment au Théâtre des Grottes du 20 au 30 septembre 2017

Elle revient sur les planches genevoises avec son nouveau spectacle intitulé « Valérie Mauriac déballe tout vraiment » Celle qui rappelle que selon Jean-Jacques Rousseau, « les Genevois ont beaucoup d’argent et beaucoup d’humour : ils ne montrent ni l’un ni l’autre »  relève le défi de nous faire rire pour notre plus grand plaisir, pendant plus d’1h30.

Comment vous définissez-vous ?

Originaire de Lorraine, je suis arrivée à Zurich à 6 ans pour ne plus quitter la Suisse et je vis à Genève depuis 25 ans. Donc, pleinement franco-suisse avec une gentille fée qui s’est penchée sur mon berceau et qui m’a donné de grands yeux pour tout observer, de grandes oreilles pour entendre, une grande curiosité et le goût de l’écriture… Et je devrais rajouter qu’elle m’a donné le goût des histoires car j’aime en raconter et que l’on m’en raconte.

L’envie de monter sur scène vous est venue à quel moment ?

A Zurich, je vois au théâtre Jacques Dufilho tout seul sur scène, raconter la vie de Sarah Bernhardt. J’ai 14 ans et je suis alors fascinée par cet homme qui capte à la fois mon attention et celle du public. Et je me dis qu’il fait un métier merveilleux, magique… Et puis, le temps passe jusqu’à ce qu’en 2009, une amie me conseille de participer à un concours d’humoristes amateurs organisé à Genève pendant 4 jours. Je suis sélectionnée avec 9 autres candidats et je passe le premier soir, juste avant Thierry Meury, une sommité ! Et ce soir-là, au moment où le rideau se lève et malgré un trac fou, je me sens tellement vivante et tellement bien que j’ai la confirmation que là est ma place. La scène, c’est l’endroit de tous les possibles, un espace de liberté massif.

Votre père était linguiste. Pensez-vous que sa profession a eu une influence sur votre écriture ?

J’ai effectivement été sensibilisée très jeune aux langues, à leur construction, à leur rythme et j’en parle moi-même 4, dont le suisse allemand… J’écris beaucoup et depuis longtemps et pour moi, les mots sont comme de la musique.

Vous avez suivi des cours au conservatoire de Genève, était-ce vraiment nécessaire ?

Oui car les cours permettent d’apprendre à poser sa voix, à bouger, à respirer, à se frotter à des textes variés (Tchekhov, Molière, Tennessee Williams). Vous êtes formée par des professionnels ! Et puis, vous rencontrez des gens du milieu. Toute cela est précieux, indispensable.

On vous compare souvent à Florence Foresti. Quelles sont vos références ?

Ma référence, c’est d’abord, Alain Chabat pour son sens de la rupture et parce que c’est un merveilleux comédien. Ensuite, je suis en effet une inconditionnelle de Florence Foresti et de Dany Boon entre autres ; en plus d’être époustouflants,  ils respirent la bienveillance, ils sont restés eux-mêmes. Pour ce qui est de la Suisse romande, c’est Brigitte Rosset : elle a 20 ans de métier, elle ose et prend des risques sur scène en évoquant parfois des sujets difficiles et/ou qui l’ont touchée personnellement. C’est une grande professionnelle, une merveilleuse comédienne que j’admire beaucoup !

Quelle est la particularité de votre nouveau spectacle ?

J’ai rassemblé mes 11 sketchs préférés, avec des nouveautés, bien sûr, et un rythme différent. Je parle des Genevois évidemment mais certains de mes sujets sont universels, comme mes mésaventures en bicyclette, à l’hôpital ou en course à pied. Je ne veux pas rire au détriment des autres, ce n’est pas ma philosophie. Je préfère qu’on rie de moi et avec moi ! L’humour doit nous fédérer, souder, fortifier. Nous faire du bien !

Alors humoriste ou humourienne ?

Humourienne ! C’est un mot que j’ai créé en contractant « humoriste » avec « comédienne » car je suis les deux. Et comme je l’ai déposé auprès de la société suisse de la protection intellectuelle, j’en suis propriétaire pendant 10 ans. Quand on y pense, c’est drôle de « posséder » un mot.

Valérie Mauriac côté projets...

« J’ai intégré la troupe des balades touristiques théâtralisées qui invite tous les dimanches à 11h (départ au Monument Brunswick) à visiter différemment Genève et son histoire. »

www.balades-touristiques-theatralisees.ch

« Je vais jouer au printemps prochain la pièce « La Cerisaie » de Tchekhov aux Maisons Mainou à Vandoeuvres. »

www.maisonsmainou.ch

« Je suis en train de travailler une pièce qui s’intitule « Le plat à gratin. »

« Valérie Mauriac déballe tout vraiment »

du 20 au 30 Septembre 2017

Théâtre des grottes

Rue Louis-Favre 43

1201 Genève

Du mardi au Samedi : 20h

Relâche Dimanche et Lundi

Infos et réservation : www.valeriemauriac.com