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Avec « Father, mother, brother sister », on trinque aux réunions de famille !

Avec « Father, mother, brother sister », on trinque aux réunions de famille !

Virginie Hours – Janvier 2026

L’histoire :

Dans la campagne au nord de New-York, Jeff (Adam Driver) et sa sœur aînée Emily (Mayim Bialik) rendent visite à leur père (Tom Waits) qui vit dans une maison isolée près d’un lac. À Dublin, Lilith (Vicky Krieps) rechigne à rejoindre sa sœur Timothea (Cate Blanchett) chez leur mère (Charlotte Rampling) dans son univers cosy autour d’une farandole de gâteaux et un thé. À Paris, les jumeaux Skye (Indya Moore) et Billy (Luka Sabbat) se rendent dans l’appartement vide de leurs parents, décédés dans un accident d’avion.

“Father, mother, brother sister” de Jim Jarmush

Avec Adam Driver, Mayim Bialik, Tom Waits, Charlotte Rampling…

Date de sortie : 7 janvier 2026

Quelle famille avons-nous ?

Avec « Father, mother, brother sister », le réalisateur américain nous transporte dans trois univers différents. En premier, nous sommes aux Etats-Unis, sans doute dans la campagne au nord de New-York. Un frère et une sœur (Adam Driver et Mayim Bialik) vont rendre visite à leur père (Tom Waits) qui semble vivre en ermite dans une maison isolée au bord du lac. L’une est sur ses gardes, méfiante, l’autre est le bon fils, tourmenté à l’idée que son père vive dans la précarité. Vraiment ? En second, nous voici dans une maison cossue de la banlieue de Dublin. Une mère écrivaine à succès (Charlotte Rampling) reçoit ses deux filles pour leur rencontre annuelle autour d’un thé et de petits gâteaux. L’une est pleine de révolte cachée, (Vicky Krieps), l’autre dans le consensus et l’envie de plaire (Cate Blanchett). Avec succès ? Enfin dans le troisième, nous sommes à Paris dans un quartier branché près de Pigalle. Une sœur et un frère jumeaux américains (Indya Moore et Luka Sabbat), se retrouvent pour la dernière fois dans l’appartement vide où ils ont vécu avec leurs parents une grande partie de leur enfance. Ceux-ci sont décédés tragiquement dans un accident d’avion. Que leur reste-t-il ?

Quels liens nous unit ? Que sait-on de l’autre ?

Ce sont deux questions que pose Jim Jarmush. Billy et Skye sont fiers d’avoir vécu avec des parents non conventionnels qui leur ont donné le sens de la liberté et ouvert le champ des possibles. Mais leur vie était-elle si simple ? Le box qu’ils louent est plein d’objets et de meubles dont eux-mêmes ne savent que faire, la réflexion de la concierge sur les loyers impayés laissent planer un doute sur une réalité que les enfants ne veulent pas questionner. A deux, ils se préfèrent à la fois forts et fragiles face à une nouvelle étape de vie et l’inconnu qui s’ouvre. Quel est l’enfant préféré ? Face à ces deux filles dont elle ne sait plus rien, dans un univers si cosy et léché qu’il en devient impersonnel, la mère ne sait plus comment agir. Est-elle-même heureuse de les voir ou les reçoit-elle par obligation selon l’image qu’elle se fait de ce que doit être une mère ? L’une rêve de s’enfuir, l’autre d’être reconnue et aimée.Doit-on quelque chose à ses parents ? L’un traîne un sentiment de culpabilité à la vue de l’environnement où vit son père. Il avoue lui verser parfois de l’argent, arrive avec un cageot plein de victuailles. La sœur, elle, reste sur ses gardes, maintient la distance comme pour se protéger d’un père dont elle questionne la sincérité. Chaque famille trinque à ces retrouvailles à sa manière : un verre d’eau, du thé, un café…

Le poète du cinéma lent

C’est ainsi que le réalisateur américain Jim Jarmush est parfois surnommé. Cet opus confirme avec bonheur cette règle, tant Jim Jarmush nous transporte dans une autre temporalité. Chacune des trois rencontres est ponctuée de silences, de gêne, de petits détails qui n’en sont pas (le robinet qui fuit, les couleurs identiques de vêtement). On retrouve la patte du film Paterson (2017 et déjà avec Adam Driver) dans la banalité du quotidien et celle de ses précédents films à sketches Night on Earth (1991) et Coffee and Cigarettes (2003). Il faut accepter ce rythme et se laisser prendre… Pour nous aider, il s’est entouré d’un panel de comédiens épatants, véritable plaisir des yeux et des oreilles, aussi différent que la mannequin transgenre Indya Moore, la luxembourgeoise Vicky Krieps ou le rocker Tom Waits. Un groupe de skaters relie les scènes entre elles tout comme la répétition de l’expression « Bob’s your uncle » qui clôt toute discussion comme une synthèse de leur relation : « Et voilà ! Ce qui semblait difficile se révèle plutôt simple… »

Finalement, ces réunions sont incomplètes : il manque quelque chose ou quelqu’un, une mère, un père ou les deux. Leur présence plane grâce aux références légères et anodines, aux photos dans les cadres ou rassemblées dans une enveloppe en kraft. Témoins muets d’une autre vie, d’une autre relation, d’un autre amour…

Un film touchant et délicat qui a reçu le Lion d’or à la Mostra de Venise.

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