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Selon un proverbe populaire, «les écrits parlent quand l’homme se tait.»

Or, certaines personnes, enfant ou adulte, ne se reconnaissent pas dans leur écriture et en souffrent, soit parce qu’elles ont des difficultés à écrire, soit parce que leur écriture est illisible. Et c’est là que la grapthothérapie peut se révéler utile…

En effet, notre écriture aurait 4 fonctions :

  • une fonction de communication car elle a comme objet de transmettre un message,

  • une fonction instrumentale car elle traduit notre pensée,

  • une fonction culturelle car par le biais notamment de l’alphabet elle conduit à nous faire respecter les codes d’un pays,

  • une fonction de représentation de soi.

Mais pour certains, le trait est affecté, la forme est cabossée, d’autres écrivent très bien mais trop lentement et sans mouvement, ce qui peut être pénalisant pour les étudiants… Est-ce que la solution ne serait pas alors de miser sur le tout clavier, comme l’ont initié certains Etats américains ? « Ils reviennent sur cette idée » nous informe Béatrice Rollet, graphothérapeute et co-fondatrice de l’association ARTEgrapho » car ils se rendent compte que le processus de mémorisation et d’apprentissage passe par l’écriture. C’est ce qu’on appelle la mémoire du geste. Quand quelqu’un écrit, il enregistre le mouvement tout en étant pleinement présent, ce qui facilite la concentration et la mémorisation. De plus en prenant des notes, la personne écrit et retient l’essentiel. Aujourd’hui, on note que les étudiants mémorisent moins, sont moins concentrés et les résultats en pâtissent. De plus, ,comme l’écriture vient du fond de soi, il faut avoir une sécurité intérieure pour aborder avec sérénité le geste graphique. Et dans nos vies compliquées, on constate que c’est de plus en plus difficile. »

C’est pourquoi, dans les journaux ou sur les réseaux, la graphothérapie a le vent en poupe ! Et concerne aussi bien les enfants que les adolescents et les adultes…

Mais qu’est-ce que la graphothérapie ?

« Il s’agit de la rééducation de l’écriture pour les personnes illisibles, trop lentes ou qui souffrent dans leur geste graphique » nous explique Béatrice Rollet. « Il s’agira de leur faire oublier ce qu’on leur a enseigné et de les aider à réapprendre à trouver un geste qui leur est propre et qui soit satisfaisant pour eux et pour l’écriture. Mais attention, il ne s’agit pas de modifier le style de l’écriture qui reste le reflet de la personnalité !»

C’est pourquoi un graphothérapeute a très souvent une formation de graphologue à la base. En effet, si le graphologue analyse une écriture pour mieux connaître la personne et l’aider dans une orientation professionnelle par exemple, le graphothérapeute va utiliser cette analyse pour comprendre ce qui peut bloquer la personne dans son écriture et adapter la rééducation car chaque rééducation sera spécifique.

Comment se passent les séances ?

Tout d’abord,  un bilan est effectué qui est identique pour tous et se base sur une lettre type plus ou moins longue, dictée pour les enfants et recopiée pour les plus grands. Cet exercice sera complété par un test de vitesse, d’endurance et de dessin. Il s’agira ensuite de pouvoir côter l’écriture sur une échelle qui permet d’apprécier si dans un premier temps, la personne est dysgraphique ou non, sachant qu’elle peut avoir des problèmes d’écriture sans être dysgraphique… Le graphothérapeute constate alors les difficultés, les dose et adapte les exercices en conséquences.

Car il ne s’agira pas ensuite de s’astreindre à des grandes pages d’écriture mais d’effectuer un travail oral et physique autour de l’écriture.… Le graphothérapeute apprend à la personne à faire de grands mouvements associés à beaucoup de détente pour qu’elle prenne conscience de son geste quand elle écrit et acquiert une plus grande confiance en elle. Les exercices sont donc ludiques et variés, avec des enchaînements de cercles, de boucles, de ponts, sur différents supports, de différentes tailles avec différents médiums (craies, pinceau, feutres), l’objectif étant peu à peu de réduire le plan et de retrouver une taille d’écriture plus conventionnelle… Les séances sont en général hebdomadaires et durent 50 minutes.

« Ce qu’on cherche, c’est une aisance du geste » résume Béatrice Rollet.

ARTEgrapho :

Constatant que Genève manquait de professionnels formés car le canton assure peu de formation (des sessions ne sont ouvertes qu’à partir de 4 élèves, sinon il faut aller à Lyon ou en Belgique notamment), Béatrice Rollet a créé fin 2017 avec d’autres collègues «ARTEgrapho,» l’Association Romande de Graphothérapie-Trouble de l’Ecriture  qui fait aussi partie de l’Association Romande de Graphologie. Elle compte Caroline Fraissinet d’Annecy, Anne-Marie Zeller de Vevey et Laurence Piacentini qui est basée sur Genève comme Béatrice Rollet. Il s’agit de faire connaître la profession qui peut agir en relais des logopédistes par exemple.

ARTE comme Association de Rééducation des Troubles de l’Ecriture.

Ses membres sont diplômés de la SRG (Société Romande de Graphologie), de la SFDG (Société Française de Graphologie) et du GGRE (Groupement des Graphothérapeutes Rééducateurs de l’écriture).

ARTEgrapho :

Béatrice Rollet

Graphologue-grathothérapeute

Diplômée SFDG et GGRE

beatrice.rollet@arte-grapho.ch

Cours des bastions, 6

1205 Genève

Tarifs :

60 CHF la seance de 45 mn et 150 CHF le bilan.