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Virginie Hours – Mai 2019

Présenté au Festival de Cannes, il fait le bonheur des adeptes d’Almodovar puisqu’on y retrouve tout ce qui fait sa pâte : la magie des couleurs, les visages en gros plan, la musique entêtante et cette manière de laisser s’exprimer les sentiments par petites touches.

Considéré par beaucoup comme le film le plus intime de sa carrière, « Dolor y gloria » relate la crise identitaire de Salvador Mallo, un cinéaste dont les multiples douleurs l’empêchent de trouver l’inspiration et le goût de la vie. Suite à la rencontre fortuite avec une amie comédienne, il renoue avec un de ses anciens acteurs fétiches et se plonge dans ses souvenirs.

Avec ce film Pedro Almodovar, qui va bientôt fêter ses soixante-dix ans, semble nous offrir, soit un testament, soit une relecture intime de sa vie, de ses premiers émois homosexuels à son amour pour sa mère (Pénelope Cruz toujours impeccable), des années folles de la Movida à ses doutes de cinéaste. « Nous étions en 1981 et Madrid était à nous » se rappelle Salvador, son double parfaitement interprété par Antonio Banderas qui est pressenti pour le prix d’interprétation au festival de Cannes. C’est également une belle réflexion sur le désir, moteur de toute création.

« Dolor y gloria » de Pedro Almodovar

Avec Antonio Banderas, Raul Arévalo et Pénelope Cruz

Date de sortie en Suisse romande et italienne : 17 mai 2019

Date de sortie en France : 17 mai 2019

Date de sortie en Suisse alémanique : 23 mai 2019

Othmar Ammann