Virginie Hours – avril 2021

Patricia Bongini est la co-organisatrice de l’Eco-Trail, de la Course des Ponts et de la Run Evasion Run qui ont lieu à Genève. Longtemps adepte du running, cette ancienne cadre bancaire s’est mise au trail aux alentours de la quarantaine et n’a jamais arrêté depuis.

Entretien.

Virginie Hours

“La vie est une aventure à vivre tous les jours” pourrait être la devise de non-stop Virginie. Elle aime tout ce qui bouge, mais sait aussi très bien se poser devant un bon film ou un bon bouquin…

Vous venez du monde du running. Quels sont les avantages à se mettre au trail ?

Tout d’abord, on se muscle différemment car la foulée est plus variée ( latérale et centrale en plus d’arrière et avant) exigeant un travail particulier de stabilité.

Le trail nécessite aussi une attention différente car il faut surveiller la variation du terrain pour éviter les chutes et les blessures, notamment au niveau des chevilles.

Le passage du running au trail se fait souvent lorsqu’on réalise que l’on court moins vite, que l’on est moins puissant. C’est une bonne alternative entre la marche et la course. La gestion de l’effort est différente et le terrain moins traumatisant pour les articulations. Cette course est plus attrayante qu’un marathon car elle se déroule en pleine nature avec des paysages  variés.

Plus d’information sur le groupe d’entraînement

Dans le cadre de l’Eco Trail, vous proposez des groupes d’entraînement. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Les ateliers du mercredi soir préparent aux techniques de course et ceux du samedi matin aux trails plus longs. Se préparer avec un groupe est plus sécurisant car l’encadrement est  adapté.

Les femmes préfèrent courir en groupe car elles ne sont pas à l’abri de mauvaises rencontres. En cas de difficultés particulières les sacs de trail sont équipés de sifflets très stridents, utiles pour donner l’alerte.

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Justement, comment les femmes abordent-elles les trails ?

Les femmes savent très bien gérer l’effort et se préserver. Elles sont moins jusqu’au-boutiste que les hommes. C’est pourquoi elles sont plus performantes sur les trails longue distance. Leur mental et leur gestion de l’effort les positionnent parfois même au 1er rang devant les hommes. C’est le seul sport où la femme dépasse l’homme à ce jour.

Vous vous êtes tournée vers le trail à la quarantaine. Quels sont vos préférés ?

L’ultratrail de Zermat est magnifique, bien organisé avec un panorama époustouflant sur le Cervin. Celui de  Sierre-Zinal est aussi très beau avec son décor sur les cinq 4000. Mais il est dense en terme de fréquentation avec des descentes et des montées particulièrement abruptes.

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En résumé pour vous, un trail rime avec…

  • Autonomie car il nécessite adaptation, effort, mental et gestion du danger.
  • Liberté, découverte, évasion car dans chaque trail il y a une part d’inconnu grâce ou à cause des conditions météorologiques.
  • Entraide car souvent sur un trail un peu long, on essaie de courir en duo afin de se sécuriser et se soutenir.
  • Stimulation et fun car le parcours de trail s’apparente davantage à un terrain de jeu que pour le running linéaire.

Les conseils de Patricia Bongini pour commencer l’entraînement

Envie de vous lancer ?

Voici une liste de trails pour cet été

1. Le choix du terrain

Il est conseillé de faire ses premiers pas sur des trails aux dénivelés abordables, comme l’Ecotrail de Genève avec divers parcours et  niveaux de difficultés.

2. Le choix des chaussures

Il faut choisir des chaussures offrant  un bon amorti et un excellent grip (accroche), donc investir.

3. Le choix du rythme d’entraînement

Si l’on est coureur sur route, il existe un programme sur 3 mois avec  3 séances par semaine que l’on peut alterner.

4. Le choix de la première course

En trail, 100 mètres de dénivelé positif correspondent facilement à 600 mètres de plat, il faut donc bien évaluer ses capacités.