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Son nom est indissociable de son oeuvre: la création de la Croix Rouge et la mise en place de la première Convention de Genève.

Ce visionnaire généreux, chantre de la neutralité et du volontariat, connait un destin cruel et injuste.

En 1859, à Solférino, les armées françaises et autrichiennes s’affrontent. Henri Dunant est là. Ce n’est pas pour faire la guerre, mais pour régler ses propres affaires que ce jeune genevois est présent sur le théâtre des hostilités.

Ce qu’il voit est insoutenable: des cadavres mais aussi des soldats blessés, agonisant dans des râles et des gémissements…

Comment peut-on être témoin d’une telle horreur sans vouloir réagir?

Ainsi naîtra le Comité International de la Croix Rouge, institution indépendante et impartiale qui fournira assistance à ceux qui sont touchés par un conflit armé ou victimes de violence.  La Convention de Genève fixe les règles de protection des militaires mais aussi des prisonniers de guerre et des civils.

Hélas! Trop occupé à jeter les bases du droit humanitaire, Henri néglige ses finances personnelles et les sociétés qu’il a créées périclitent. Le voici condamné pour faillite frauduleuse. On le montre du doigt. Ses compagnons de route ne sont pas les derniers à sonner l’hallali. Il est acculé à démissionner de toutes ses fonctions, quitte Genève et mène alors une vie très modeste et solitaire.

Pourtant, tel un “lanceur d’alerte” il souhaite éveiller les consciences pour leur faire entendre son message de dignité et de fraternité.

Il ne crie pas dans le desert, puisqu’en 1901, il reçoit le Prix Nobel de la Paix.

C’est pour lui une magnifique récompense et une belle revanche.

Pour la ville de Genève, c’est un grand honneur de compter parmi ses enfants, une aussi belle personne.

Dominique de Margerie

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